La traversée de la frontière entre la Zambie et le Botswana se fait en bac. Pour vous faire une petite idée, le Botswana, un grand pays, bien plus grand que la France regroupe moins de 2 millions d’habitants, dont la majorité habite en ville. Nous n’en rencontrons donc pas beaucoup au cours de notre traversée du pays.
Arrivés à Kasane, au Botswana, nous nous rendons compte qu’il est impossible de rallier Maun par la route directe et nous devons faire un détour de ...800 km. Heureusement un overland truck (camion aménagé pour accueillir des touristes, qui traverse l’Afrique le plus souvent du Kenya à Afrique du Sud) nous permet d’arriver à Maun en passant par Nata en 1 journée. A Maun nous nous octroyons un peu de temps pour découvrir l’Okavango: ballade en mokoro (pirogue locale), bivouac sur l’une des îles et marche à la découverte des animaux. Il faut parfois traverser des marécages pour voir un troupeau d’antilopes mais ça vaut le coup!
A partir de Maun, nous longeons le Kalahari pendant quelques jours. Pas de sable mais de la forêt dont les arbres deviennent de plus en plus rabougris puis qui laisse place à des buissons. Pas beaucoup de villages, encore moins de commerce, d’hôtel ou de camping. Nous logeons dans des postes de police 2 nuits de suite.
C’est à partir de Ghanzi seulement que nous empruntons la Transkalahari Highway, que nous allons suivre pendant 4 jours. C’est vraiment désertique. Pas un être humain pendant des centaines de km. Nous avons prévu beaucoup d’eau car les villages peuvent être distant de plus de 200km. Nous partons chacun avec 17l d’eau. Les rares villages semblent avoir poussé à partir de rien et ce ne sont souvent que quelques habitations. Kang, une petite ville au milieu de ce désert regroupe, en un gros building flambant neuf, une station service, un restaurant, un magasin de souvenirs, une épicerie, un hôtel et un camping et semble, du coup, bien irréelle. Nous l’atteignons le premier soir grâce à Isra, un zambien témoin de Jehovah, qui nous prend en stop. Le second soir nous avons moins de chance et nous dormons dans le « bush ». Malgré toutes les mises en garde, nous ne croiserons pas les lions du Kalahari. Jwaneng, regroupe tout ce dont on peut rêver… normal, la vie tourne autour d’une gigantesque mine de diamants. Nous l’atteignons le 3eme soir grâce à un policier qui nous prend en stop en fin de journée et nous dépose… au poste. Mais ce soir là nous passons la nuit à l’hôtel car pas de camping à Jwaneng. Sitôt sortis de la ville le désert reprend vite le dessus. Nous sortons enfin de ce désert à Kanye, où nous passons le réveillon de Noël dans une hutte traditionnelle dans un campement. Le lendemain, le 25 décembre nous atteignons la frontière mais restons du côté Botswanais. Il est tard et la première ville est à 25 km. Nous dormons au poste de police (encore une fois !) de Ramatlabama où nous sommes assaillis de questions. Les policiers sont curieux de connaître tous les détails de notre voyage. Au lieu de camper, ils nous ouvrent une salle de travail … climatisée !
Finalement nous n’aurons pas eu si chaud dans le Kalahari grâce aux pluies quotidiennes mais il est vrai que le soleil y est brûlant. Du coup la traversée ne fut pas si difficile même avec le surpoids dû à l’eau.
Maintenant nous sommes arrivés en Afrique du Sud, un pays haut en couleurs… mais c’est une autre histoire.
Je vous souhaite à tous une très heureuse année 2007. Puissiez vous y réaliser vos rêves les plus chers et les plus fous !!!
A bientôt
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